Un BAC 2022 sous le signe de la déréglementation
Article mis en ligne le 16 juin 2022

par snfolcdijon

Les conditions du Baccalauréat ne cessent de se dégrader, et c’est l’effet de la réforme Blanquer, bien plus que de la crise COVID...

Cette fin d’année est caractérisée par une désorganisation qui ne doit plus rien à la crise sanitaire : arrêt des notes au 20 mai voire avant, quasiment une semaine de cours supprimés en raison des épreuves de spécialité… Le contrôle continu et l’organisation de l’année déstructurent la progression pédagogique et le rapport au travail des élèves, incités à délaisser des enseignements. Un constat s’impose : le bac n’a plus de règles nationales, et cela renforce les inégalités.
La correction des copies de spécialité a donné lieu à des pratiques inacceptables : à l’insu des professeurs correcteurs des épreuves de spécialité, les notes attribuées ont parfois été modifiées, en dehors des commissions d’harmonisation ! La dématérialisation des copies a des conséquences sur la santé des personnels et sur le respect de leur liberté pédagogique et de leur expertise. Santorin permet un contrôle orwellien du ministère sur ce que fait un professeur, sa productivité, ses notes, son rythme de correction.

D’ores et déjà, des professeurs refusent d’ouvrir Santorin, comme dans le Vaucluse. D’autres organisent, comme à Grenoble, des assemblées générales de professeurs de philosophie au soir de l’épreuve.
Le SNFOLC soutient totalement les personnels et appelle à généraliser toutes les initiatives contre le baccalauréat Blanquer-Ndiaye.

Pour FO seule l’abrogation des réformes du lycée et du baccalauréat, et le retour à des épreuves nationales, terminales et anonymes, est à même de mettre fin à la désorganisation et aux inégalités actuelles.

C’est en ce sens que le SNFOLC est intervenu au CHSCTM.

Emparez vous également de cet appel du SNFOLC pour vous réunir avec vos collègues en AG et dire stop au « tripatouillage en grand » des notes du baccalauréat !